FORMATION au CQP OPAH (opérateur de parc acrobatique en

hauteur)

Après avoir conçu, construit et géré notre parc acrobatique en hauteur en 2006, nous

nous positionnons désormais sur le marché de la construction de parc en incluant

dans notre prestation la formation du personnel en charge de la surveillance.Fort de

notre expérience d’enseignement des techniques de progression en milieu

spécifique, nous proposons une formation d’opérateur de parc acrobatique en

hauteurAprès avoir visité bon nombre de parcs, nous avons constaté que conception

et encadrement sont étroitement liés.En analysant les dangers objectifs liés à la

pratique, nous éliminons tous les agrès de progression verticale (ascendante ou

descendante) et ce afin d’écarter les risques de chutes de hauteur et leurs

conséquences sur les usagers.Un chapitre sera consacré au matériel et la bonne

utilisation de celui-ci afin d’éviter toutes dérives de la part des usagers comme des

opérateursLa formation prend un axe principal : celui de la prévention des risques

par une information soutenue auprès du public ainsi qu’un accompagnement sur

l’aire d’apprentissage afin de vérifier l’application et la bonne compréhension des

consignes.L’accent sera porté sur le respect des règles de sécurité et les mesures à

prendre en cas de non respectUn volet plus technique traitera du matériel, des

normes qui encadrent la construction et l’exploitation des PAH et du cadre juridique

dans lequel vont évoluer les opérateursÀ l’issue de cette première phase

d’apprentissage, un stage en entreprise permettra aux futurs opérateurs de

confronter leur connaissance à la réalité du terrain, sous la tutelle d’un responsable

Le livret d’évaluation de la maîtrise professionnelle viendra garantir la bonne

acquisition des enseignements dispensés. INFORMATIONS ET CONSIGNES DE

SÉCURITÉUn chapitre est consacré aux informations et aux consignes de sécurité à

fournir aux pratiquants.Chaque futur opérateur devra consacrer beaucoup d'attention

à cette étape. Pour prévenir au maximum tout type d'incidents pouvant survenir

pendant la pratique ou la visite du parc, les informations suivantes sont

dispensées:-la description de l'activité et les consignes de sécurité (parcours sous la

surveillance d'un personnel qualifié où les pratiquants doivent être en permanence

assujettis à la ligne de vie par un système de longes doubles)-les limites et

restrictions d'utilisation (des parcours sont proposés en fonction des âges des

pratiquants et de leurs aptitudes physiques)-les informations relatives à l'assurance

responsabilité civile de l'exploitant (il s'agit de parcours autonome et non pas

encadré)-les moyens d'identification des opérateurs du parcours (en général à l'aide

de tenus singulières reprenant le logo et les couleurs de l'établissement)-les

restrictions d'accès (il est interdit d'accéder à un parcours sans avoir au préalable

suivi l'apprentissage initial sur l'aire prévue à cet effet)Il est interdit de monter sur les

agrès en dehors des périodes d'ouvertures de l'établissementIl est interdit de rentrer

dans le parc en dehors des périodes d'ouvertures de l'établissementToutes ces

informations et consignes peuvent être documentées et consultées. Le règlement

général intérieur affiché à l'entrée de l'établissement participe à l'effort nécessaire

d'information aux pratiquants et aux visiteursAfin de dispenser une formation

complète aux futurs opérateurs, nous souhaitons qu'ils connaissent les instructions

d'exploitation conformes à l'annexe C de l'EN 15567-1- la bonne utilisation des

ateliers (par exemple, 2 par agrès, 2 par plate forme) et la manière de progresser et

d'assurer sa sécurité-les conditions météorologiques dans lesquelles les ateliers ne

doivent pas être exploités (orage, vent violent, grêle…)-la morphologie des

pratiquants en adéquation avec les parcours (on peut équiper une personne de forte

corpulence à l'aide d'un harnais complet (torse et cuissard) afin de limiter le risque de

retournement-la tenue vestimentaire adaptée-la description des EPI-le plan

d'organisation de sécurité et de secours avec descriptif des procédures d'évacuation

a-d'un blessé en hauteur (procédure différente suivant l'endroit où se trouve le

blessé) b-de tous les pratiquants du parc (orage, vent, forte pluie)Avant de

commencer une activité, les consignes suivantes doivent être données:-l'explication

des parcours acrobatiques et des risques inhérents (en principal, le risque de chute)-

l'explication des EPI-la présentation par l'opérateur et la manipulation des EPI-

l'explication des consignes de sécurité, en particulier la nécessité d'être toujours relié

au système de sécurité par au moins un connecteur-l'explication de tout marquage

placé au début de chaque parcours-l'explication de tout marquage placé au départ

de chaque dispositif de progression-l'identification des opérateurs et l'indication de

comment et quand communiquer avec eux -le fait qu'un pratiquant doit être à tout

moment à portée de vue soit d'un opérateur soit d'un pratiquant adulte confirmé-

l'action à entreprendre en cas d'accident (comment donner l'alerte, comment prévenir

les secours). Dans ce cas précis, l'opérateur doit être en mesure d'évaluer la

situation pour prendre une décision adaptée à la situation. En cas d'accident, il sera

demandé aux futurs opérateurs de garder leur calme et d'agir avec raison. Il pourront

le cas échéant demander à leurs collègues de prendre les mesures nécessaires pour

l'évacuation du ou des parcours et ce afin d'intervenir rapidement sans que cette

action ne nuise pas à la surveillance des autres usagers.Pendant l'évacuation d'un

blessé, un autre opérateur aura la charge de prévenir les secours et un autre devra

demander aux autres pratiquants d'évacuer le parc et de rallier le point ACCUEIL –

assurer une démonstration avec le même équipement que celui fournit aux

pratiquants-demander à ces derniers de réaliser ces mêmes gestes sur l'aire

d'apprentissage conçu à cet effet (cela permet de déceler parfois quelques

comportements pouvant nécessiter une attention plus accrue)En fonction des publics

(groupes d'enfants, personnes à mobilité réduite,…) les opérateurs devront connaître

les différents niveaux de surveillance:surveillance de niveau 1: situation dans

laquelle un opérateur peut intervenir physiquementsurveillance de niveau 2: situation

dans laquelle un opérateur peut voir distinctement le pratiquant et intervenir

verbalementsurveillance de niveau 3 : situation dans laquelle un opérateur est en

mesure de communiquer verbalement avec les pratiquants et de leur fournir une

assistance appropriéeIl sera rappeler aux visiteurs et accompagnants autorisées à

circuler dans le parc qu'ils devront faire preuve de vigilance et de prudence, tant à

l'égard de chutes d'objets qu'à l'égard du sol et de la végétation environnante. Nous

rappelons aux futurs opérateurs toute l'attention portée aux racines des arbres.Les

futurs opérateurs devront faire respecter la signalisation en vigueur, veiller à ce que

les visiteurs ne gênent pas les pratiquants en circulant ou en stationnant à proximité

des ateliers et des tyroliennes arrivant au sol.Les balisages doivent être respectés.Il

est interdit de franchir la matérialisation des cheminements au sol.Il est interdit de

fumer ou de faire du feu.L'environnement doit être respecté (ni cueillette, ni abandon

de quelque objet que ce soit)Les opérateurs devront informer la direction de tout

comportement dangereux, irrespectueux, la direction se réservant le droit d'exclure

toute personne ayant ce type de comportement.

ORGANISATION DU STAGE PRATIQUE

Dans le cadre précis de parcours fixes sans encadrement ou accompagnement

spécifique d'une personne pendant l'activité , l'article L361-1 n'entre pas en vigueur.

La profession, soucieuse d'une plus grande professionnalisation de son personnel et

de l'amélioration de la qualité de l'accueil, souhaite imposer un niveau de

qualification minimum aux opérateurs de Parcs Acrobatiques en Hauteur où la

pratique est autonome.

L'objet de la formation CQP OPÉRATEUR DE PARC ACROBATIQUE EN

HAUTEUR s'inscrit dans cette optique

Déroulement du stage:

Le cursus de formation se déroule en trois temps:

-un stage initial de 3 jours de formation et d'évaluation où tous les aspects de la

pratique professionnelle sont abordés. La formation est organisée conformément aux

dispositions réglementaires et conventionnelles

La formation et l'évaluation sont conjointement organisées par l'entreprise et un

organisme de formation accrédité.

Concernant l'accréditation, l'organisme de formation doit s'engager à :

-respecter le référentiel du CQP

-définir le contenu de la formation à partir de l'emploi spécifique proposé par

l'entreprise et des référentiels du CQP

-réaliser la formation en étroite collaboration avec l'entreprise

-organiser l'alternance éventuelle

-faire mention dans toute sa communication de la validation par la CPNEF.

-donner à la CPNEF toutes les informations nécessaires à son accréditation:

référentiel et programmes de formation, répartition horaire, organisation des

échanges avec l'entreprise, locaux, matériel pédagogique, ressources humaines

(formateurs et suivi administratif…)

-s'assurer que l'entreprise, le tuteur sont bien en capacité de jouer leur rôle dans la

formation et l'évaluation

-présenter ses résultats, son activité à la commission de certification lorsqu'elle le

demande

– un stage en entreprise pour une mise en situation des stagiaires

-un stage pratique de 1 mois où, à l'aide d'un livret d'évaluation de la maîtrise

professionnelle, le tuteur et le formateur pourront évaluer en continu la

compréhension et la vision globale du métier par le candidat et par là même, son

appartenance à une culture professionnelle. Un cahier de fiches pratiques est remis

aux candidats pour qu'ils consignent les actions réalisées pendant cette période.

Pour l'attribution du CQP, le stage pratique de 1 mois permet une 1 ère phase

d'évaluation -l'évaluation est réalisée en continu par le tuteur en entreprise et le

formateur tout au long de la période pratique. Elle repose sur des observations

réalisées au poste de travail conjointement par le tuteur et le formateur

-la formalisation de cette observation est réalisée au cours de rencontres régulières

entre le tuteur et le formateur, sur un support contractuel (livret d'évaluation de la

maîtrise professionnelle) mise en place par la CPNEF.

Pour les compétences qui ne peuvent pas être observées directement, l'évaluation

pourra être formalisée directement par l'organisme de formation.

-un entretien final est réalisé par le tuteur et un responsable de l'organisme afin

d'apprécier la compréhension et la vision du métier par le candidat

-une délibération finale du tuteur et du formateur donne lieu à un avis circonstancié

sur l'attribution du CQP, inscrit dans le livret d'évaluation de la maîtrise

professionnelle

-en cas de doute, il appartient à l'organisme qui assure la formation de réaliser une

évaluation complémentaire: entretien, mise en situation.

Dans un 2 ème temps, de validation, la commission de certification statue sur

l'attribution ou non du CQP. Pour cela, elle prend en compte:

-le livret d'évaluation de la maîtrise professionnelle (au moins 80% des items doivent

avoir fait l'objet d'une évaluation positive et 100% des items "évacuation" pour les

opérateurs habilités à évacuer.

-les observations et l'avis circonstancié du tuteur et du formateur.

-la cohérence du dossier: poste occupé par le candidat, entreprise d'accueil,

procédure d'évaluation continue

En cas de succès le parchemin CQP est remis à l'organisme de formation qui

organise la restitution au candidat.

En cas d'échec, il appartiendra à l'organisme, en relation avec le tuteur, de délivrer

au candidat une attestation de formation décrivant la liste des compétences

acquises.

La commission de certification est nommée par la CPNEF, sa composition est

paritaire.

-elle décide de l'attribution du CQP

-elle réunit régulièrement et informe les organismes de formation et entreprises

accrédités des dates des réunions

-elle évalue et contrôle la conformité des actions menées par rapport au cahier des

charges

-elle suggère ou incite la modification des référentiels et du livret dévaluation en

fonction de l'évolution du métier.

-elle accrédite les organismes de formation et les entreprises candidates